Ouf! Après toutes ces réflexions sur la planification de ma rencontre, voilà que j'en avais trop mis... Nous avons eu le temps de faire la première partie seulement.
J'ai demandé d'abord, en ouverture, ce qu'ils avaient tenté depuis la dernière rencontre. Les trois enseignants du secondaire, ainsi que l'orthopédagogue ont témoigné de leurs essais. Ils ont mentionné l'intérêt des élèves pour ce genre d'exercice et ont dit être surpris des bonnes questions formulées par les élèves. Par exemple, des élèves ont demandé si tel mot était le sujet de tel verbe. Certains bons élèves ont aussi été mis à contribution afin de poser des questions sur des éléments plus précis. Enfin, un enseignant a profité des questions pour parler de toute la démarche de réflexion sous-entendue dans la question. Plutôt que répondre par oui ou par non, il répond par la connaissance procédurale. La réponse (connaissance déclarative) vient ensuite d'elle-même. Pour tous, il est trop tôt pour voir un effet dans les productions des élèves. Finalement, l'aspect du respect des élèves envers les questions des autres (ne pas rire ou dénigrer) a demandé une intervention de chacun et doit être ajusté.
Ensuite, j'ai demandé quelles étaient les manipulations enseignées dans leurs classes. Ils m'ont facilement nommé les quatre principales et leurs dérivés, mais ils ont constaté que personne (per-sonne!!!) n'utilisait l'encadrement pour trouver le sujet. Tout le monde utilise la question qui est-ce qui? Même chose pour trouver le CD et le CI: qui ? quoi ? à qui ? à quoi ? de qui ? de quoi ? Il aurait fallu que je sois mieux préparée pour argumenter que la manipulation est plus efficace que la question, mais dans le cadre d'un club vidéo, je n'ai pas de papier, je n'ai pas de tableau, je n'ai pas de feuilles d'exercices pour le faire. J'aurais pu, mais je n'étais pas prête (alors que si je donnais une formation sur la grammaire, je l'aurais été!). Nous avons donc discuté à partir d'exemples donnés oralement et donc nettement moins efficaces que sur papier ou au tableau.
J'avais malgré tout un exercice papier que je leur ai distribué par la suite. L'exercice du mot ferme dont on doit trouver la classe grammaticale dans quatre phrases différentes (La poule ferme la porte; la poule habite la ferme; la poule discute ferme; la poule a la cuisse ferme). Les enseignants ont été pris au dépourvu: pour certains, cet exercice entrait dans leur zone proximale de développement. D'autres se sont désengagés, car ils se disaient être incapables de le faire (entendre ici ne pas avoir les connaissances pour le faire). Je voulais en fait démontrer par cet exercice que les manipulations ne servent pas qu'à identifier une fonction, mais aussi une classe de mot. Et les enseignants sont tombés dans le panneau: ils m'ont dit que c'est la poule qui habite la ferme. Et alors? ça me dit que la poule est sujet mais ça ne me dit pas si ferme est un verbe, un nom, un adverbe ou un adjectif... Nous avons donc tourné longtemps autour des fonctions et des classes.
J'en suis finalement arrivée à la vidéo après environ 40 minutes! Nous avons visionné les 3 premières minutes (même pas!). J'ai dû revenir sur le contenu de la manipulation du dédoublement: à quoi il sert, dans quel but on s'en sert, quelle information il nous donne, etc. Puis, nous avons reculé les deux premières minutes pour réécouter l'élève. J'ai alors manqué à ma fonction de facilitatrice et j'ai dit moi-même que ce que je trouvais intéressant dans cet extrait, c'est que l'enseignant demande à l'élève de manipuler dans le contexte de la phrase. J'ai ensuite montré mon affiche sur la démarche. Certains enseignants ont été surpris et j'ai dû reclarifier plusieurs fois la démarche: manipulation dans le contexte de la phrase, jugement de grammaticalité et conclusion.
Après tout ce temps, il était 16h et je ne voulais pas commencer à moitié la 2e partie et nous avons pris rendez-vous pour la fin du mois de février.
J'ai eu plus l'impression de donner une formation en grammaire que d'animer un club vidéo, mais j'ai quand même aimé cette partie. Je sens que j'en ai déstabilisé plusieurs (pas trop j'espère) et certains disent avoir besoin de ces connaissances sur la grammaire actuelle. Quand même, ça a du bon, puisqu'ils veulent s'investir dans une formation plus formelle et savent pourquoi ils le font.
Le prochain club vidéo est donc tout monté: comment mêler un élève en utilisant des outils de grammaire traditionnelle alors que le problème serait solutionné plus rapidement avec les outils de la grammaire actuelle.
jeudi 28 janvier 2010
mardi 26 janvier 2010
3e rencontre: la suite...
J'ai pris la peine de réfléchir et de consulter mes collègues au sujet de la troisième rencontre de mon club vidéo grammatical. Voilà comment je procéderai:
D'abord, je demanderai aux enseignants de nommer les manipulations syntaxiques qu'ils utilisent et enseignent. Je m'attends à entendre les quatre manipulations principales (ajout, effacement, déplacement, rempalcement) et peut-être des dérivés (encadrement, pronominalisation, dédoublement). Je sortirai les affiches de ces manipulations que j'ai préparées. Les enseignants seront ensuite amenés à indiquer à quel moment sont utilisées ces manipulations. Je crois que les réponses tourneront autour d'exercices décontextualisés ou de la dictée. Je ferai ensuite faire l'exercice de la poule conçu par Isabelle Gauvin. Les enseignants devront utiliser les manipulations pour identifier la classe du mot «ferme» dans quatre contextes différents. Ils devront donc fort probablement lutter contre de vieux réflexes sémantiques... Cet exercice met vraiment à jour ceux qui baignent dans la nouvelle grammaire et ceux qui la connaissent de nom.
La vidéo arrivera à ce moment: les trois premières minutes de cette vidéo montrent comment l'enseignant travaille avec les manipulations: il fait redire la phrase en entier en incluant la manipulation. Cette étape est fréquemment négligée par les élèves et les enseignants et c'est la démarche complète que je veux illustrer (oups, illustrer...) Je fais la manipulation dans le contexte de la phrase, je me demande si ça se dit (jugement de grammaticalité) et j'en tire des conclusions. Je présenterai mon affiche conçue à cet effet.
La deuxième partie de l'atelier sera consacrée à un outil souvent méconnu pour analyser les phrases: la phrase de base. En effet, le modèle de la phrase de base (sujet + prédicat + complément de phrase) peut servir à diverses fins dont retrouver plus facilement les compléments pronominalisés et déplacés. Je ferai donc lire une interaction idéale entre un enseignant et un élève au sujet des mêmes trois phrases qui sont présentées dans la vidéo.
Ma voisine est malade. Je lui rends visite. Elle me remercie de ma gentillesse.
Dans cette interaction idéale, l'enseignant amène l'élève à reconstruire la phrase de base, dans le contexte de la phrase initiale (Je rends visite à ma voisine). L'élève arrive plus facilement à dégager les fonctions des pronoms. Évidemment, la conversation est idéale et l'élève répond ce qu'il faut, tout comme l'enseignant. Ce sera mentionné. Les enseignant devront poursuivre la conversation pour la troisième phrase. Cette interaction sera présentée comme exemple -oui. La vidéo, de 3 minutes à 7 minutes, sera présentée comme un exemple- non. Les enseignants devront identifier où il y a eu problème. À quel moment l'enseignant dévie-t-il d'une route prometteuse? Qu'aurait-il pu dire? Quel effet cela aurait eu chez l'élève?
Enfin, de 7 minutes à 13 minutes, les enseignants identifieront comment les manipulations pourraient être utilisées dans cet exercice précis. Ce sera le genre d'exercice ce qu'il faudrait plutôt dire...
La dernière partie de l'heure (s'il reste du temps), sera consacrée à la fin de la vidéo: l'élève confond les fonctions et l'enseignant le laisse aller. Les enseignants devront dire ce qu'ils feraient avec cet élève pour l'amener à mieux comprendre.
Voilà, je vous en donne des nouvelles demain!!!
D'abord, je demanderai aux enseignants de nommer les manipulations syntaxiques qu'ils utilisent et enseignent. Je m'attends à entendre les quatre manipulations principales (ajout, effacement, déplacement, rempalcement) et peut-être des dérivés (encadrement, pronominalisation, dédoublement). Je sortirai les affiches de ces manipulations que j'ai préparées. Les enseignants seront ensuite amenés à indiquer à quel moment sont utilisées ces manipulations. Je crois que les réponses tourneront autour d'exercices décontextualisés ou de la dictée. Je ferai ensuite faire l'exercice de la poule conçu par Isabelle Gauvin. Les enseignants devront utiliser les manipulations pour identifier la classe du mot «ferme» dans quatre contextes différents. Ils devront donc fort probablement lutter contre de vieux réflexes sémantiques... Cet exercice met vraiment à jour ceux qui baignent dans la nouvelle grammaire et ceux qui la connaissent de nom.
La vidéo arrivera à ce moment: les trois premières minutes de cette vidéo montrent comment l'enseignant travaille avec les manipulations: il fait redire la phrase en entier en incluant la manipulation. Cette étape est fréquemment négligée par les élèves et les enseignants et c'est la démarche complète que je veux illustrer (oups, illustrer...) Je fais la manipulation dans le contexte de la phrase, je me demande si ça se dit (jugement de grammaticalité) et j'en tire des conclusions. Je présenterai mon affiche conçue à cet effet.
La deuxième partie de l'atelier sera consacrée à un outil souvent méconnu pour analyser les phrases: la phrase de base. En effet, le modèle de la phrase de base (sujet + prédicat + complément de phrase) peut servir à diverses fins dont retrouver plus facilement les compléments pronominalisés et déplacés. Je ferai donc lire une interaction idéale entre un enseignant et un élève au sujet des mêmes trois phrases qui sont présentées dans la vidéo.
Ma voisine est malade. Je lui rends visite. Elle me remercie de ma gentillesse.
Dans cette interaction idéale, l'enseignant amène l'élève à reconstruire la phrase de base, dans le contexte de la phrase initiale (Je rends visite à ma voisine). L'élève arrive plus facilement à dégager les fonctions des pronoms. Évidemment, la conversation est idéale et l'élève répond ce qu'il faut, tout comme l'enseignant. Ce sera mentionné. Les enseignant devront poursuivre la conversation pour la troisième phrase. Cette interaction sera présentée comme exemple -oui. La vidéo, de 3 minutes à 7 minutes, sera présentée comme un exemple- non. Les enseignants devront identifier où il y a eu problème. À quel moment l'enseignant dévie-t-il d'une route prometteuse? Qu'aurait-il pu dire? Quel effet cela aurait eu chez l'élève?
Enfin, de 7 minutes à 13 minutes, les enseignants identifieront comment les manipulations pourraient être utilisées dans cet exercice précis. Ce sera le genre d'exercice ce qu'il faudrait plutôt dire...
La dernière partie de l'heure (s'il reste du temps), sera consacrée à la fin de la vidéo: l'élève confond les fonctions et l'enseignant le laisse aller. Les enseignants devront dire ce qu'ils feraient avec cet élève pour l'amener à mieux comprendre.
Voilà, je vous en donne des nouvelles demain!!!
vendredi 22 janvier 2010
Planification de la troisième rencontre du club vidéo grammatical
Depuis le début du club vidéo, trois films ont été présentés avec sensiblement la même approche: verbaliser les observations au sujet des interactions. Cette dimension pédagogique est stimulante et intéressante. Elle fait avancer des pratiques très rapidement, parce que les enseignants font des essais. Cependant, l'aspect didactique commence à me manquer. Je trouve que ma posture de «facilitatrice» m'empêche de dire des choses que je voudrais dire, surtout au sujet du métalangage employé par les élèves et l'enseignant.
J'ai donc pensé à présenter une vidéo suggérée par Isabelle Gauvin, doctorante et chargée de cours en grammaire. Cette vidéo est tirée de Zoom (no. 84). On y voit un enseignant qui travaille avec un élève sur les fonctions des pronoms. Son questionnement est excellent, mais l'aspect grammatical pose problème. Et c'est précisément ce que j'aimerais travailler dans cette rencontre-ci. Car il est bien possible de croire enseigner en grammaire actuelle, mais enseigner un hybride entre la grammaire traditionnelle et la grammaire moderne. C'est ce qui arrive dans cette vidéo et, j'en mets ma main au feu, dans les classes des enseignants que j'accompagne.
Je me demande donc comment les amener à observer que l'enseignant fait fausse route.
Je pensais leur faire d'abord un exemple-oui et utiliser la vidéo comme un exemple-non en grammaire actuelle. Je ferais donc une simulation d'un questionnement didactiquement correct, puis je projetterais la vidéo et je demanderais aux enseignants d'observer où l'enseignant fait fausse route.
Je me demande donc si cette manière de faire replace la vidéo dans une utilité illustrative plutôt qu'argumentative. Et si oui, est-ce correct quand même?
J'ai encore quelques jours avant la rencontre pour y penser...
J'ai donc pensé à présenter une vidéo suggérée par Isabelle Gauvin, doctorante et chargée de cours en grammaire. Cette vidéo est tirée de Zoom (no. 84). On y voit un enseignant qui travaille avec un élève sur les fonctions des pronoms. Son questionnement est excellent, mais l'aspect grammatical pose problème. Et c'est précisément ce que j'aimerais travailler dans cette rencontre-ci. Car il est bien possible de croire enseigner en grammaire actuelle, mais enseigner un hybride entre la grammaire traditionnelle et la grammaire moderne. C'est ce qui arrive dans cette vidéo et, j'en mets ma main au feu, dans les classes des enseignants que j'accompagne.
Je me demande donc comment les amener à observer que l'enseignant fait fausse route.
Je pensais leur faire d'abord un exemple-oui et utiliser la vidéo comme un exemple-non en grammaire actuelle. Je ferais donc une simulation d'un questionnement didactiquement correct, puis je projetterais la vidéo et je demanderais aux enseignants d'observer où l'enseignant fait fausse route.
Je me demande donc si cette manière de faire replace la vidéo dans une utilité illustrative plutôt qu'argumentative. Et si oui, est-ce correct quand même?
J'ai encore quelques jours avant la rencontre pour y penser...
mercredi 9 décembre 2009
Le début d'un tout nouveau club vidéo: APL
Comme je commence à aimer le club vidéo! Il fait de plus en plus émerger des réflexions, des pensées, des conceptions de l'enseignement de la part des enseignants et les échanges deviennent de plus en plus animés. En plus, il me demande beaucoup moins de préparation de documents!
J'ai donc vécu lundi trois clubs vidéo dans une école, avec la lunette de l'apprentissage par la lecture dans toutes les disciplines. Les enseignants de chacun des niveaux se sont succédés durant la journée à raison d'une heure par rencontre. Je crois que la brièveté de la rencontre facilite l'adhésion et l'engagement des enseignants. Je suis aussi contente que le club vidéo doive se répéter dans l'année encore deux fois. La régularité des rencontres peut faire émerger des réflexions à plus long terme et de mon côté, je peux plus orienter les réflexions en écoutant les questions et les a priori émis lors des clubs vidéos précédents. J'en ai déjà noté pour chacun des groupes.
J'ai présenté lundi la vidéo tirée de Zoom sur l'enseignement des stratégies de lecture en univers social. Dans le premier groupe. j'ai dû arrêter moi-même la vidéo afin de forcer les premiers commentaires. J'avais préalablement sélectionné des temps de transition en prévision de cela et je m'en suis servi. Pour les autres groupes, les commentaires ont émergé tout seuls. Le premier groupe était composé de 6 enseignants, les autres, 4. Ils n'ont pas tous relevé les mêmes choses et n'ont pas non plus discuté des mêmes enjeux. Est-ce qu'il vaudrait la peine de consigner tout cela afin de le partager à toute l'école? Est-ce qu'on doit préserver la confidentialité des îlots? Je pencherais pour cette avenue, mais j'ouvrirais en toute fin de club vidéo (après les 3), quitte à en faire un collectif. Je continue d'y penser...
En ce qui concerne mon rôle, je pense être assez arrivée à renvoyer des questions aux enseignants en exploitant les élèves de leurs classes. Ils disaient, par exemple, que l'enseignant de la vidéo prenait la peine de travailler le type de question (réponse courte) car ses élèves étaient en 1re secondaire. J'ai reposé la question pour savoir si leurs élèves de 3e secondaire, eux, lisaient bien leurs questions. Ils m'ont répondu que non et ont donc réalisé qu'ils pouvaient eux aussi gagner à travailler les questions. J'ai filmé ces trois rencontres pour obtenir aussi une rétroaction sur mon travail afin de m'améliorer...
Finalement, dans ce que je tiens à consigner ici, c'est l'hypothèse de travail à laquelle j'en suis venue: tirée de Shulman et Shulman (2004), je crois que le club vidéo influence les pôles vision et motivation en premier lieu. Le pôle savoir n'est pas explicitement touché (par la cp en tout cas) et si les enseignants sont assez motivés, ils vont aller chercher l'information complémentaire dont ils ont besoin pour changer leurs pratiques. De plus, le club touche assez explicitement les pôles d'enagement collectif, de vision partagée (qu'on peut mieux travailler en questionnant les réticences).
Enfin, Robert, ai-je besoin de faire des verbatims de tous les clubs vidéo? J'ai, à ce jour, 5 heures et demi sur cassettes...
J'ai donc vécu lundi trois clubs vidéo dans une école, avec la lunette de l'apprentissage par la lecture dans toutes les disciplines. Les enseignants de chacun des niveaux se sont succédés durant la journée à raison d'une heure par rencontre. Je crois que la brièveté de la rencontre facilite l'adhésion et l'engagement des enseignants. Je suis aussi contente que le club vidéo doive se répéter dans l'année encore deux fois. La régularité des rencontres peut faire émerger des réflexions à plus long terme et de mon côté, je peux plus orienter les réflexions en écoutant les questions et les a priori émis lors des clubs vidéos précédents. J'en ai déjà noté pour chacun des groupes.
J'ai présenté lundi la vidéo tirée de Zoom sur l'enseignement des stratégies de lecture en univers social. Dans le premier groupe. j'ai dû arrêter moi-même la vidéo afin de forcer les premiers commentaires. J'avais préalablement sélectionné des temps de transition en prévision de cela et je m'en suis servi. Pour les autres groupes, les commentaires ont émergé tout seuls. Le premier groupe était composé de 6 enseignants, les autres, 4. Ils n'ont pas tous relevé les mêmes choses et n'ont pas non plus discuté des mêmes enjeux. Est-ce qu'il vaudrait la peine de consigner tout cela afin de le partager à toute l'école? Est-ce qu'on doit préserver la confidentialité des îlots? Je pencherais pour cette avenue, mais j'ouvrirais en toute fin de club vidéo (après les 3), quitte à en faire un collectif. Je continue d'y penser...
En ce qui concerne mon rôle, je pense être assez arrivée à renvoyer des questions aux enseignants en exploitant les élèves de leurs classes. Ils disaient, par exemple, que l'enseignant de la vidéo prenait la peine de travailler le type de question (réponse courte) car ses élèves étaient en 1re secondaire. J'ai reposé la question pour savoir si leurs élèves de 3e secondaire, eux, lisaient bien leurs questions. Ils m'ont répondu que non et ont donc réalisé qu'ils pouvaient eux aussi gagner à travailler les questions. J'ai filmé ces trois rencontres pour obtenir aussi une rétroaction sur mon travail afin de m'améliorer...
Finalement, dans ce que je tiens à consigner ici, c'est l'hypothèse de travail à laquelle j'en suis venue: tirée de Shulman et Shulman (2004), je crois que le club vidéo influence les pôles vision et motivation en premier lieu. Le pôle savoir n'est pas explicitement touché (par la cp en tout cas) et si les enseignants sont assez motivés, ils vont aller chercher l'information complémentaire dont ils ont besoin pour changer leurs pratiques. De plus, le club touche assez explicitement les pôles d'enagement collectif, de vision partagée (qu'on peut mieux travailler en questionnant les réticences).
Enfin, Robert, ai-je besoin de faire des verbatims de tous les clubs vidéo? J'ai, à ce jour, 5 heures et demi sur cassettes...
mercredi 2 décembre 2009
2e rencontre du club vidéo grammatical
On a sauté le mois de novembre, mais les horaires étant ce qu'ils sont, nous n'avons pas pu faire mieux. Alors nous étions de retour pour une deuxième rencontre de 15h à 16h et cette fois, j'ai respecté le temps alloué! Je pense que ça a été apprécié.
J'avais choisi pour cette fois une vidéo provenant du MELS: La classe de Lucille Malenfant en 2e secondaire. J'ai choisi la 2e plage du DVD qui montre le travail hebdomadaire qu'elle fait faire à ses élèves en analyse grammaticale. J'ai choisi cet extrait pour deux raisons: d'abord parce qu'il se passe au secondaire, ensuite parce qu'on voit et on entend les élèves réfléchir sur la langue. Ils sont amenés, par l'exercice commun d'analyse, à utiliser le métalangage de la grammaire, ce qui rejoint les vidéos de Zoom présentées précédemment. Nous avons regardé les 12 premières minutes (sur environ 15). À la toute fin de la rencontre, j'ai demandé ce qu'ils avaient pensé de cette vidéo et ils m'ont tous dit qu'ils l'avaient moins aimé que les autres. La pratique était moins nouvelle et ils l'expérimentaient pour la plupart dans leur classe du secondaire.
Aujourd'hui, j'ai arrêté la bande moins souvent. Les enseignants avaient moins à dire que la dernière fois, mais une fois que les échanges ont commencé, ils ont apportés des éléments de réflexion intéressants. Par exemple, la place du par coeur dans la grammaire, l'utilisation de ces connaissances en contexte, l'évaluation des traces laissées par les élèves, les avantages de faire parler les élèves, etc. Je pense que j'ai assez bien réussi à redirigier les questions et même à en susciter, même si j'ai moi-même participé un peu plus aux dicussions. Peut-être n'aurais-je pas dû? En me réécoutant, je verrai si j'étais déplacée ou si essentielle...
Avant de commencer le visionnement, j'ai demandé aux enseignantes si elles/ils avaient tenté des expériences depuis la dernière fois. Je savais que certaines avaient fait des essais et je voulais valoriser une enseignante en particulier qui a osé, mais qui ne parle pas beaucoup dans le groupe. Elle a témoigné de son expérience et les autres ont été surpris de son implication. Je crois que ça aura un effet motivateur pour d'autres essais.
Cette fois-ci, j'ai posé une question de départ qui devait orienter leur écoute: est-ce que la pratique montrée était une situation d'enseignement de la grammaire ou d'exercisation de la grammaire? Je n'avais pas de réponse précise à cette question, je voulais seulement ouvrir le débat et ils en sont arrivé à la conclusion que c'était les deux: de l'exercisation pour ceux qui ont compris et de l'enseignement par les pairs pour ceux qui n'avaient pas bien compris.
Je suis bien contente de cette formule de formation. Le club vidéo met en place la pratique réflexive et une communauté de pratique dans l'école, ce qui aura des impacts sur le cheminement des élèves en français. J'aime aussi beaucoup le fait que nous nous rencontrons plusieurs fois dans l'année. Il y a un suivi, un cheminement qui continue de s'opérer dans le temps et qui est sûrement gagnant.
J'ai annoncé à la toute fin qu'en janvier, ce serait la dernière vidéo publiée et qu'à partir de février, ce serait des autoscopies. D'entrée de jeu, certaines se sont retirées et ont avoué ne pas vouloir cette formule. Je les laisse libres. De toute façon, je crois que les autres enseignants feront des essais et elles verront si elles se sentent prêtes en mai...
Enfin, j'ai laissé à lire de manière tout à fait libre et volontaire le dernier chapitre de Nadeau et Fisher (2006) qui traite de l'exercisation de la grammaire. J'ose croire que certains iront jeter un oeil...
Sur ce, je me prépare au prochain club vidéo dans cette école sur les stratégies d'apprentissage par la lecture et je garde en tête de présenter une vidéo sur l'enseignement de la grammaire de manière inductive. Le club vidéo serait-il en train de devenir mon pain quotidien?
J'avais choisi pour cette fois une vidéo provenant du MELS: La classe de Lucille Malenfant en 2e secondaire. J'ai choisi la 2e plage du DVD qui montre le travail hebdomadaire qu'elle fait faire à ses élèves en analyse grammaticale. J'ai choisi cet extrait pour deux raisons: d'abord parce qu'il se passe au secondaire, ensuite parce qu'on voit et on entend les élèves réfléchir sur la langue. Ils sont amenés, par l'exercice commun d'analyse, à utiliser le métalangage de la grammaire, ce qui rejoint les vidéos de Zoom présentées précédemment. Nous avons regardé les 12 premières minutes (sur environ 15). À la toute fin de la rencontre, j'ai demandé ce qu'ils avaient pensé de cette vidéo et ils m'ont tous dit qu'ils l'avaient moins aimé que les autres. La pratique était moins nouvelle et ils l'expérimentaient pour la plupart dans leur classe du secondaire.
Aujourd'hui, j'ai arrêté la bande moins souvent. Les enseignants avaient moins à dire que la dernière fois, mais une fois que les échanges ont commencé, ils ont apportés des éléments de réflexion intéressants. Par exemple, la place du par coeur dans la grammaire, l'utilisation de ces connaissances en contexte, l'évaluation des traces laissées par les élèves, les avantages de faire parler les élèves, etc. Je pense que j'ai assez bien réussi à redirigier les questions et même à en susciter, même si j'ai moi-même participé un peu plus aux dicussions. Peut-être n'aurais-je pas dû? En me réécoutant, je verrai si j'étais déplacée ou si essentielle...
Avant de commencer le visionnement, j'ai demandé aux enseignantes si elles/ils avaient tenté des expériences depuis la dernière fois. Je savais que certaines avaient fait des essais et je voulais valoriser une enseignante en particulier qui a osé, mais qui ne parle pas beaucoup dans le groupe. Elle a témoigné de son expérience et les autres ont été surpris de son implication. Je crois que ça aura un effet motivateur pour d'autres essais.
Cette fois-ci, j'ai posé une question de départ qui devait orienter leur écoute: est-ce que la pratique montrée était une situation d'enseignement de la grammaire ou d'exercisation de la grammaire? Je n'avais pas de réponse précise à cette question, je voulais seulement ouvrir le débat et ils en sont arrivé à la conclusion que c'était les deux: de l'exercisation pour ceux qui ont compris et de l'enseignement par les pairs pour ceux qui n'avaient pas bien compris.
Je suis bien contente de cette formule de formation. Le club vidéo met en place la pratique réflexive et une communauté de pratique dans l'école, ce qui aura des impacts sur le cheminement des élèves en français. J'aime aussi beaucoup le fait que nous nous rencontrons plusieurs fois dans l'année. Il y a un suivi, un cheminement qui continue de s'opérer dans le temps et qui est sûrement gagnant.
J'ai annoncé à la toute fin qu'en janvier, ce serait la dernière vidéo publiée et qu'à partir de février, ce serait des autoscopies. D'entrée de jeu, certaines se sont retirées et ont avoué ne pas vouloir cette formule. Je les laisse libres. De toute façon, je crois que les autres enseignants feront des essais et elles verront si elles se sentent prêtes en mai...
Enfin, j'ai laissé à lire de manière tout à fait libre et volontaire le dernier chapitre de Nadeau et Fisher (2006) qui traite de l'exercisation de la grammaire. J'ose croire que certains iront jeter un oeil...
Sur ce, je me prépare au prochain club vidéo dans cette école sur les stratégies d'apprentissage par la lecture et je garde en tête de présenter une vidéo sur l'enseignement de la grammaire de manière inductive. Le club vidéo serait-il en train de devenir mon pain quotidien?
mercredi 28 octobre 2009
Mon premier club vidéo
Le pop corn n'avait pas fini d'éclater quand je l'ai sorti du four micro-ondes et comme le bol était très gros, j'ai vraiment eu l'air chiche avec le petit fond de maïs soufflé que j'ai servi! Mais un club vidéo porte mal son nom sans son à-côté traditionnel!
C'est avec une certaine nervosité que j'ai abordé l'équipe des enseignants qui a accepté de se plier au jeu. Sur les huit recrutés, six étaient présents en cette première rencontre. Nous avons commencé vers 15h05 avec une courte présentation des modèles théoriques (Shulman, Hiebert et al.) afin de situer la démarche. Cette présentation a été bénéfique pour le déroulement de la rencontre et j'ai été en mesure d'y référer régulièrement. (Merci Robert pour la démonstration à la JPM :) )
La vidéo choisie était tirée de Zoom , dans la série de la dictée au pluriel: la dictée phrase du jour. J'ai choisi cette pratique car elle permet de mettre à jour beaucoup d'éléments de discussion. J'avais anticipé des observations sur le métalangage des élèves, sur les consignes de la dictée elle-même, sur la préparation de l'enseignante, sur la gestion de classe et sur les difficultés d'apprentissage d'une élève en particulier.
Ça n'a pris que quelques minutes pour qu'une première observation surgisse. Tout de suite, les enseignants ont été engagés dans la discussion. Les échanges ont duré pendant plus d'une heure. Certains ont quitté à l'heure prévue, d'autres ont continué d'échangé jusqu'à 16h45! Les enseignants allumés ont été allumés, les enseignants réservés sont demeurés plus réservés en cette première fois. J'ai oublié de mentionner le climat désiré en début de rencontre et je crois que cette omission a pu indisposer certains enseignants. J'aurai à le dire au début des prochaines rencontres. Afin d'y penser systématiquement, je crois que je pourrais inclure une diapositive dans le présentiel du début pour de futurs clubs vidéos...
Mes anticipations ont été assez justes. Cependant, j'aurai à revenir sur le métalangage. Les enseignants, malgré mes questions pour diriger leur réflexion, ne sont pas parvenus à nommer que les élèves doivent avoir une occasion de nommer le métalangage et que le fait que l'enseignant l'utilise ne garantit en rien que les élèves vont le réinvestir. Peut-être l'ont-ils compris sans le dire. Je devrai vérifier lors des prochaines rencontres. D'autre part, ils n'ont pas nommé les difficultés de la jeune demoiselle à la fin de la vidéo (emmitouflé dans un anorak bleu). C'est là que je comprends mieux comment on peut diriger le regard des enseignants: on peut leur demander le regarder ce que les élèves nous disent de leur compréhension de ce qui est enseigné. En leur donnant une consigne précise, on peut diriger le regard et les observations (ainsi que les interprétations?).
J'ai adoré mon expérience! J'ai eu l'impression que les enseignants se sont formés/animés par eux-mêmes. Et je sais que j'ai réussi à lancer quelques questions qui laissaient des silences de réflexion. Il est trop tôt pour connaitre l'impact de cette rencontre, mais la vision de certains enseignants s'est affirmée, leur motivation s'est attisée, leurs savoirs pédagogiques aussi et il reste à voir si la pratique va suivre. La beauté du club vidéo tient aussi dans le 2e cercle: vision partagée, engagement collectif, expertise et pratiques commune.
Pour être plus rigoureuse, je dirais que les quatre étapes de la démarche de Hiebert pourraient être décrites comme ceci:
1- Mes intentions étaient nombreuses (et auraient gagné à être plus ciblées)
D'abord, je voulais que les enseignants apprennent à discuter dans le cadre du club vidéo, échangent sur des observations et confrontent des points de vue.
Ensuite, je voulaient qu'ils apprennent une nouvelle manière de vivre la dictée dans une classe, autant du côté des consignes à suivre que du côté des avantages que procure une telle façon de faire.
Enfin, je voulais qu'ils sortent de la rencontre plus motivés qu'ils ne l'étaient avant d'entrer.
2- J'ai vu par leur non-verbal dans un premier temps et par leurs commentaires qu'ils posaient des questions sur le comment on vit la dictée phrase du jour, ils ont aussi été touchés par la qualité des réponses des élèves et l'utilisation du métalangage. Évidemment, les discussions ont débordé sur d'autres sujets connexes, mais toujours pertinents en lien avec l'enseignement.
3- Mes hypothèses sur le pourquoi de leurs apprentissages portent sur la qualité des échanges qu'ils ont eus entre eux et sur quelques questions que j'ai posées et dont je suis satisfaite. Je leur ai renvoyé beaucoup de questions, surtout vers la fin de la rencontre, de manière plus dirigée. Ils ont vu alors que je voulais les amener quelque part.
4- Pour une prochaine rencontre, je devrais réinvestir l'effort que je fais à poser des questions plutôt qu'apporter mon grain de sel. Je devrai aussi cibler une intention d'écoute plus précise: par exemple «à quoi sert le métalangage dans l'apprentissage?». Je pourrais aussi commencer le club vidéo en demandant qui a fait des essais et avec quels résultats (accompagnés ou non).
Voilà en vrac mes premières impressions! C'est une expérience à suivre.
C'est avec une certaine nervosité que j'ai abordé l'équipe des enseignants qui a accepté de se plier au jeu. Sur les huit recrutés, six étaient présents en cette première rencontre. Nous avons commencé vers 15h05 avec une courte présentation des modèles théoriques (Shulman, Hiebert et al.) afin de situer la démarche. Cette présentation a été bénéfique pour le déroulement de la rencontre et j'ai été en mesure d'y référer régulièrement. (Merci Robert pour la démonstration à la JPM :) )
La vidéo choisie était tirée de Zoom , dans la série de la dictée au pluriel: la dictée phrase du jour. J'ai choisi cette pratique car elle permet de mettre à jour beaucoup d'éléments de discussion. J'avais anticipé des observations sur le métalangage des élèves, sur les consignes de la dictée elle-même, sur la préparation de l'enseignante, sur la gestion de classe et sur les difficultés d'apprentissage d'une élève en particulier.
Ça n'a pris que quelques minutes pour qu'une première observation surgisse. Tout de suite, les enseignants ont été engagés dans la discussion. Les échanges ont duré pendant plus d'une heure. Certains ont quitté à l'heure prévue, d'autres ont continué d'échangé jusqu'à 16h45! Les enseignants allumés ont été allumés, les enseignants réservés sont demeurés plus réservés en cette première fois. J'ai oublié de mentionner le climat désiré en début de rencontre et je crois que cette omission a pu indisposer certains enseignants. J'aurai à le dire au début des prochaines rencontres. Afin d'y penser systématiquement, je crois que je pourrais inclure une diapositive dans le présentiel du début pour de futurs clubs vidéos...
Mes anticipations ont été assez justes. Cependant, j'aurai à revenir sur le métalangage. Les enseignants, malgré mes questions pour diriger leur réflexion, ne sont pas parvenus à nommer que les élèves doivent avoir une occasion de nommer le métalangage et que le fait que l'enseignant l'utilise ne garantit en rien que les élèves vont le réinvestir. Peut-être l'ont-ils compris sans le dire. Je devrai vérifier lors des prochaines rencontres. D'autre part, ils n'ont pas nommé les difficultés de la jeune demoiselle à la fin de la vidéo (emmitouflé dans un anorak bleu). C'est là que je comprends mieux comment on peut diriger le regard des enseignants: on peut leur demander le regarder ce que les élèves nous disent de leur compréhension de ce qui est enseigné. En leur donnant une consigne précise, on peut diriger le regard et les observations (ainsi que les interprétations?).
J'ai adoré mon expérience! J'ai eu l'impression que les enseignants se sont formés/animés par eux-mêmes. Et je sais que j'ai réussi à lancer quelques questions qui laissaient des silences de réflexion. Il est trop tôt pour connaitre l'impact de cette rencontre, mais la vision de certains enseignants s'est affirmée, leur motivation s'est attisée, leurs savoirs pédagogiques aussi et il reste à voir si la pratique va suivre. La beauté du club vidéo tient aussi dans le 2e cercle: vision partagée, engagement collectif, expertise et pratiques commune.
Pour être plus rigoureuse, je dirais que les quatre étapes de la démarche de Hiebert pourraient être décrites comme ceci:
1- Mes intentions étaient nombreuses (et auraient gagné à être plus ciblées)
D'abord, je voulais que les enseignants apprennent à discuter dans le cadre du club vidéo, échangent sur des observations et confrontent des points de vue.
Ensuite, je voulaient qu'ils apprennent une nouvelle manière de vivre la dictée dans une classe, autant du côté des consignes à suivre que du côté des avantages que procure une telle façon de faire.
Enfin, je voulais qu'ils sortent de la rencontre plus motivés qu'ils ne l'étaient avant d'entrer.
2- J'ai vu par leur non-verbal dans un premier temps et par leurs commentaires qu'ils posaient des questions sur le comment on vit la dictée phrase du jour, ils ont aussi été touchés par la qualité des réponses des élèves et l'utilisation du métalangage. Évidemment, les discussions ont débordé sur d'autres sujets connexes, mais toujours pertinents en lien avec l'enseignement.
3- Mes hypothèses sur le pourquoi de leurs apprentissages portent sur la qualité des échanges qu'ils ont eus entre eux et sur quelques questions que j'ai posées et dont je suis satisfaite. Je leur ai renvoyé beaucoup de questions, surtout vers la fin de la rencontre, de manière plus dirigée. Ils ont vu alors que je voulais les amener quelque part.
4- Pour une prochaine rencontre, je devrais réinvestir l'effort que je fais à poser des questions plutôt qu'apporter mon grain de sel. Je devrai aussi cibler une intention d'écoute plus précise: par exemple «à quoi sert le métalangage dans l'apprentissage?». Je pourrais aussi commencer le club vidéo en demandant qui a fait des essais et avec quels résultats (accompagnés ou non).
Voilà en vrac mes premières impressions! C'est une expérience à suivre.
mercredi 12 août 2009
Vive l'entraide!
En allant porter tout un tas de trucs au centre d'entraide bénévole de Saint-Amable, j'ai pris quelques minutes pour bouquiner. Je ne peux pas assez exprimer la surprise que j'ai eue de dénicher «Théorie syntaxique et syntaxe du français» de Nicolas Ruwet pour la modique somme de 0,25$! Vraiment, il y a de ces hasards merveilleux dans la vie! J'adore le centre d'entraide!
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