vendredi 22 janvier 2010

Planification de la troisième rencontre du club vidéo grammatical

Depuis le début du club vidéo, trois films ont été présentés avec sensiblement la même approche: verbaliser les observations au sujet des interactions. Cette dimension pédagogique est stimulante et intéressante. Elle fait avancer des pratiques très rapidement, parce que les enseignants font des essais. Cependant, l'aspect didactique commence à me manquer. Je trouve que ma posture de «facilitatrice» m'empêche de dire des choses que je voudrais dire, surtout au sujet du métalangage employé par les élèves et l'enseignant.

J'ai donc pensé à présenter une vidéo suggérée par Isabelle Gauvin, doctorante et chargée de cours en grammaire. Cette vidéo est tirée de Zoom (no. 84). On y voit un enseignant qui travaille avec un élève sur les fonctions des pronoms. Son questionnement est excellent, mais l'aspect grammatical pose problème. Et c'est précisément ce que j'aimerais travailler dans cette rencontre-ci. Car il est bien possible de croire enseigner en grammaire actuelle, mais enseigner un hybride entre la grammaire traditionnelle et la grammaire moderne. C'est ce qui arrive dans cette vidéo et, j'en mets ma main au feu, dans les classes des enseignants que j'accompagne.

Je me demande donc comment les amener à observer que l'enseignant fait fausse route.

Je pensais leur faire d'abord un exemple-oui et utiliser la vidéo comme un exemple-non en grammaire actuelle. Je ferais donc une simulation d'un questionnement didactiquement correct, puis je projetterais la vidéo et je demanderais aux enseignants d'observer où l'enseignant fait fausse route.

Je me demande donc si cette manière de faire replace la vidéo dans une utilité illustrative plutôt qu'argumentative. Et si oui, est-ce correct quand même?

J'ai encore quelques jours avant la rencontre pour y penser...

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